version actualisée 30/04/2026
La procédure pour être autorisé à exercer l'art médical en Belgique varie suivant l'origine du diplôme et la nationalité de son titulaire.
Les sites publics suivants contiennent également des informations utiles :
- https://www.health.belgium.be/fr/professionnels/professionnels-sante/sante-humaine/professions-sante/acces-aux-professions-soins-sante/demander-visa-diplome-etranger
- https://www.health.belgium.be/fr/professionnels/professionnels-sante/sante-humaine/professions-sante/acces-aux-professions-soins-sante/medecinsdentistes/medecin-generaliste
- https://www.health.belgium.be/fr/professionnels/professionnels-sante/sante-humaine/professions-sante/acces-aux-professions-soins-sante/medecinsdentistes/medecin-specialiste
- https://www.macs-aso.be/fr/sommaire
1. Procédure pour un médecin titulaire d'un diplôme obtenu dans l'Espace économique européen (EEE) ou en Suisse
Les informations qui suivent concernent les diplômes (formation médicale de base et formation de médecin spécialiste) répondant aux conditions d'application de la directive européenne 2005/36/CE du 7 septembre 2005 du Parlement européen et du Conseil relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles (articles 24, 25 et annexe 5 de la Directive 2005/36/CE).
1. 1. En cas d’exercice permanent en Belgique (on parle d’« établissement »)
Le médecin titulaire d'un diplôme obtenu dans l'Espace économique européen (EEE) ou en Suisse qui souhaite exercer de manière permanente l’art médical en Belgique doit disposer des documents suivants pour obtenir son inscription au tableau de l’Ordre.
a. La reconnaissance des qualifications professionnelles est à solliciter auprès de l'une des Communautés (article 104 de la loi coordonnée du 10 mai 2015 relative à l'exercice des professions des soins de santé).
Il y a lieu de s’adresser à ces autorités pour toute demande d'information relative à l'envoi ou à la constitution du dossier.
Ci-dessous, les liens électroniques sur leur dénomination renvoient vers leurs coordonnées de contact.
- Pour les dossiers néerlandophones : le Departement Zorg de la Communauté flamande ;
- Pour les dossiers francophones : la Fédération Wallonie-Bruxelles (appellation de la Communauté française de Belgique) ;
- Pour les dossiers germanophones : la Communauté germanophone
b.Le visa constitue l’ « autorisation à pratiquer » (article 104 de la loi coordonnée du 10 mai 2015 relative à l'exercice des professions des soins de santé et article 10, al. 1er, de la loi du 22 avril 2019 relative à la qualité de la pratique des soins de santé).
Il est indispensable pour pouvoir exercer en tant que médecin. Il est délivré par le SPF Santé publique, Sécurité de la chaîne alimentaire et Environnement (visa-international@health.fgov.be).
Lorsque le médecin a obtenu la reconnaissance de son diplôme par une Communauté, le SPF Santé Publique lui envoie automatiquement son visa (il ne doit pas introduire de demande) à condition que le médecin ait apporté la preuve qu’il connaît une des trois langues nationales de la Belgique.
L'administration contacte le médecin demandeur pour qu'il apporte la preuve de ses connaissances linguistiques si celles-ci ne ressortent pas de son dossier. La preuve de la connaissance d’une des langues nationales peut se faire en produisant un des documents suivants (article 11 de la loi du 22 avril 2019 relative à la qualité de la pratique des soins de santé) (https://www.health.belgium.be/fr/professionnels/professionnels-sante/sante-humaine/professions-sante/acces-aux-professions-soins-sante/demander-visa-diplome-etranger):
- Un diplôme d'enseignement secondaire délivré par un établissement d'enseignement néerlandophone, francophone ou germanophone ;
- Un diplôme d'études supérieures ou universitaires délivré par un établissement d'enseignement néerlandophone, francophone ou germanophone ;
- Un certificat de langue du niveau C1 du Cadre européen commun de référence, à l’exception de l’aptitude « écrire » pour laquelle un certificat du niveau B2 suffit.
c.L’inscription au Tableau de l'Ordre belge des médecins (article 2, al. 2, de l’arrêté royal n° 79 du 10 novembre 1967 relatif à l’Ordre des médecins et article 21bis de l'arrêté royal du 6 février 1970 réglant l'organisation et le fonctionnement des conseils de l'Ordre des médecins).
L’inscription est demandée au Conseil provincial de l'Ordre des médecins du lieu où le médecin compte établir son domicile médical, c'est-à-dire le lieu où il exercera ses activités principales. Les coordonnées des conseils provinciaux de l'Ordre des médecins sont accessibles au lien suivant : https://www.ordomedic.be/fr/conseils-provinciaux/les-conseils-provinciaux/.
La demande d'inscription au tableau de l'Ordre doit être accompagnée des documents suivants :
- La copie recto-verso de la carte eID du demandeur belge ou la copie du passeport du demandeur étranger ;
- La copie du diplôme de base de médecin ;
- La copie de l’arrêté ministériel de reconnaissance du diplôme de base délivré par une des Communautés de Belgique ;
- La copie du visa délivré par le SPF Santé publique ;
- Un extrait du casier judiciaire. Attention :
- Si le demandeur n’est pas domicilié en Belgique, il doit fournir un extrait de casier judiciaire ou, à défaut, un document équivalent délivré par l'autorité compétente de l'Etat où il est domicilié, datant de moins de 3 mois ;
- Si le demandeur est domicilié en Belgique depuis moins de 3 ans, il doit fournir un extrait de casier judiciaire délivré par l’autorité belge (modèle 596-2 du Code d’instruction criminelle) ET un extrait de casier délivré par l’autorité compétente de l’Etat où il était précédemment domicilié – les documents devant dater de moins de 3 mois ;
- Si le demandeur est domicilié en Belgique, il doit fournir un extrait de casier judiciaire délivré par l’autorité belge (modèle 596-2 du Code d’instruction criminelle) datant de moins de 3 mois.
- Si le médecin a déjà exercé l'art médical dans l'Etat d'origine ou de provenance ou dans un autre pays, un document n'ayant pas plus de trois mois de date, délivré par l'autorité compétente de ce pays (Ordre national des médecins ou organisme ayant des attributions similaires) certifiant qu’il n’a pas encouru de sanctions disciplinaires, ou comportant un relevé des mesures ou sanctions professionnelles ou administratives prises à son encontre, ainsi que les sanctions pénales, intéressant l'exercice de la profession. Ce certificat original de l'autorité disciplinaire doit couvrir toute la période depuis l'obtention du diplôme de base jusqu’à la demande d’inscription. Si le médecin a exercé dans plusieurs Etats étrangers, il doit produire une attestation d'honorabilité émanant de l'autorité compétente de chacun de ces Etats pour la période durant laquelle il y a exercé.
Attention : tout médecin titulaire d'une formation médicale de base souhaitant commencer une spécialisation en Belgique doit être inscrit au Tableau de l'Ordre des médecins.
La procédure d’inscription peut être effectuée viahttps://ordomedic.be/fr/registre.
d.La reconnaissance de la formation de médecin spécialiste (OPTIONNEL)
En même temps que la demande de reconnaissance du diplôme de base (voir point 1.1. a.) ou après avoir obtenu le visa d'autorisation d'exercer et l'inscription au tableau de l'Ordre, le médecin sollicite la reconnaissance de sa formation de médecin spécialiste auprès de la Communauté qui a procédé à la reconnaissance de son diplôme de base.
1.2. En cas d’exercice « temporaire et occasionnel »
Le régime de la prestation temporaire et occasionnelle peut être sollicité pour une prestation ponctuelle, par exemple pour exercer la médecine en Belgique le temps d’une compétition sportive.
Il est accessible à un médecin légalement établi dans un Etat membre de l’Espace Economique Européen (EEE) ou en Suisse, où il exerce sa profession, et qui vient exercer de façon temporaire et occasionnelle sur le territoire belge (cette locution doit être entendue au sens de l’article 107 de la loi du 10 mai 2015 précitée et du titre II, libre prestation de services, de la directive 2005/36/ du 7 septembre 2005 relative à la reconnaissance des qualifications professionnelles).
L’EEE comprend les Etats membres de l’Union européenne ainsi que l’Islande, le Liechtenstein et la Norvège.
Les démarches pour bénéficier de ce régime spécifique sont à entreprendre auprès du SPF Santé publique, Sécurité de la chaîne alimentaire et Environnement et sont détaillées sur son site : https://www.health.belgium.be/fr/professionnels/professionnels-sante/sante-humaine/professions-sante/acces-aux-professions-soins-sante/demander-visa-diplome-etranger
La demande doit être envoyée au SPF Santé publique à visa-international@health.fgov.be.
La preuve d'une compétence linguistique doit être jointe à la demande adressée au SPF Santé publique. Cette preuve peut se faire en produisant un des documents suivants (article 11 de la loi du 22 avril 2019 relative à la qualité de la pratique des soins de santé) (https://www.health.belgium.be/fr/professionnels/professionnels-sante/sante-humaine/professions-sante/acces-aux-professions-soins-sante/demander-visa-diplome-etranger) :
- Un diplôme d'enseignement secondaire délivré par un établissement d'enseignement néerlandophone, francophone ou germanophone ;
- Un diplôme d'études supérieures ou universitaires délivré par un établissement d'enseignement néerlandophone, francophone ou germanophone ;
- Un certificat de langue du niveau C1 du Cadre européen commun de référence, à l’exception de l’aptitude “écrire” pour laquelle un certificat du niveau B2 suffit.
Le caractère temporaire et occasionnel de la prestation est apprécié au cas par cas par la Direction générale des soins de santé, notamment en fonction de la durée de la prestation, de sa fréquence, de sa périodicité et de sa continuité. Le médecin concerné peut demander un renouvellement de son visa temporaire avant son échéance ou introduire ultérieurement une nouvelle demande d’exercice d’une activité temporaire et occasionnelle.
Le bénéfice d’un tel visa implique que l’inscription du médecin au tableau de l’Ordre belge est dite automatique, dans le sens où l’inscription n’est pas sujette à la validation par le conseil provincial concerné.
Le médecin formalise donc son inscription au tableau de l’Ordre belge en ligne viahttps://ordomedic.be/fr/registre.
Cette demande d’inscription nécessitera la production des documents suivants :
- La copie recto-verso de la carte eID du demandeur belge ou la copie du passeport du demandeur étranger ;
- La copie du diplôme de base de médecin ;
- La copie du visa délivré par le SPF Santé publique ;
- Un extrait du casier judiciaire ou, à défaut, un document équivalent délivré par l'autorité compétente de l'Etat où il est domicilié, datant de moins de 3 mois ;
- Si le médecin a déjà exercé l'art médical dans l'Etat d'origine ou de provenance ou dans un autre pays, un document n'ayant pas plus de trois mois de date, délivré par l'autorité compétente de ce pays (Ordre national des médecins ou organisme ayant des attributions similaires) certifiant qu’il n’a pas encouru de sanctions disciplinaires, ou comportant un relevé des mesures ou sanctions professionnelles ou administratives prises à son encontre, ainsi que les sanctions pénales, intéressant l'exercice de la profession. Ce certificat original de l'autorité disciplinaire doit couvrir toute la période depuis l'obtention du diplôme de base jusqu’à la demande d’inscription. Si le médecin a exercé dans plusieurs Etats étrangers, il doit produire une attestation d'honorabilité émanant de l'autorité compétente de chacun de ces Etats pour la période durant laquelle il y a exercé ;
- Un curriculum vitae ;
- Une lettre décrivant le projet professionnel en Belgique.
En cas de difficulté, les coordonnées des conseils provinciaux de l'Ordre des médecins sont accessibles via le lien suivant : https://ordomedic.be/fr/conseils-provinciaux/les-conseils-provinciaux/. Le médecin peut solliciter l’aide ou les explications du conseil provincial auprès duquel il souhaite formaliser son inscription.
2. Procédure pour un médecin titulaire d'un diplôme obtenu hors de l’EEE ou de Suisse
2. 1. En cas d’exercice permanent en Belgique (on parle d’« établissement »)
Le médecin titulaire d'un diplôme obtenu hors de l’EEE ou de Suisse qui souhaite exercer l’art médical en Belgique doit disposer des documents suivants pour obtenir son inscription au tableau de l’Ordre.
a. L’équivalence de son diplôme de base est à solliciter auprès de l'une des Communautés de Belgique (article 145 de la loi coordonnée du 10 mai 2015 relative à l'exercice des professions des soins de santé).
Il y a lieu de s’adresser directement à ces autorités pour toute demande d'information relative à l'envoi ou à la constitution du dossier :
- Pour les dossiers néerlandophones : NARIC Vlaanderen de la Communauté flamande ;
- Pour les dossiers francophones : service Équivalences de la Fédération Wallonie-Bruxelles (appellation de la Communauté française de Belgique) ;
- Pour les dossiers germanophones : la Communauté germanophone.
b. L’autorisation d’exercer (article 145 de la loi du 10 mai 2015 relative à l’exercice des professions des soins de Santé).
ATTENTION : ce point b. concerne UNIQUEMENT le médecin étant de nationalité autre que suisse ou celle d’un Etat membre de l’EEE.
Après avoir obtenu l'attestation d'équivalence (point 2.1.a.) de l'un des ministères des différentes Communautés, le médecin introduit une demande d'autorisation d’exercice de la profession auprès du ministre qui a la Santé publique dans ses attributions, lequel sollicitera l'avis du Conseil Supérieur des médecins spécialistes et des médecins généralistes.
En cas de décision positive du ministre, le médecin reçoit par arrêté royal l'autorisation de pratiquer l'art médical en Belgique.
Le formulaire de demande avec la liste des documents à joindre est accessible sur le site du SPF Santé publique :
La demande munie des documents nécessaires doit être adressée au SPF Santé publique par mail à visa-international@health.fgov.be.
c. Le visa constitue l’« autorisation à pratiquer ». Il est indispensable pour pouvoir exercer en tant que médecin. Il est délivré par le SPF Santé publique, Sécurité de la chaîne alimentaire et Environnement.
Il est délivré :
- Après avoir obtenu l’équivalence du diplôme par une des Communautés de Belgique lorsque le médecin est ressortissant suisse ou ressortissant d’un Etat membre de l’EEE ;
- Après avoir obtenu l’équivalence du diplôme par une des Communautés de Belgique et l'arrêté royal octroyant l’autorisation d’exercer la profession, lorsque le médecin n’est pas ressortissant suisse ni ressortissant d’un Etat membre de l’EEE.
Pour obtenir son visa, le médecin doit apporter la preuve de la connaissance de l’une des trois langues nationales de Belgique. Cette preuve peut être apportée par l’un des documents suivants (article 11 de la loi du 22 avril 2019 relative à la qualité de la pratique des soins de santé) (https://www.health.belgium.be/fr/professionnels/professionnels-sante/sante-humaine/professions-sante/acces-aux-professions-soins-sante/demander-visa-diplome-etranger) :
- Un diplôme d’enseignement secondaire émanant d’un établissement d’enseignement francophone, germanophone ou néerlandophone ;
- Ou un diplôme d’enseignement supérieur ou universitaire émanant d’un établissement d’enseignement francophone, germanophone ou néerlandophone ;
- Ou un certificat de langue du niveau C1 du Cadre européen commun de référence, à l’exception de l’aptitude « écrire » pour laquelle un certificat du niveau B2 suffit.
Les services compétents du SPF sont joignables à l’adresse visa-international@health.fgov.be.
d. L’inscription au tableau de l'Ordre belge des médecins (article 2, al. 2, de l’arrêté royal n° 79 du 10 novembre 1967 relatif à l’Ordre des médecins et article 21 de l'arrêté royal du 6 février 1970 réglant l'organisation et le fonctionnement des conseils de l'Ordre des médecins).
L’inscription est effectuée en ligne et le demandeur doit sélectionner le conseil provincial de l'Ordre des médecins du lieu où il compte établir son domicile médical, c'est-à-dire le lieu où il exercera ses activités principales.
La demande d'inscription au tableau de l'Ordre devra être accompagnée des documents suivants :
- La copie recto-verso de la carte eID du demandeur belge ou la copie du passeport du demandeur étranger ;
- La copie du diplôme de base de médecin ;
- La copie de l’arrêté du gouvernement déclarant l’équivalence du diplôme de base ;
- La copie de l’arrêté royal autorisant l’exercice de la profession (OPTIONNEL, voir 2.1.b.) ;
- La copie du visa délivré par le SPF Santé publique ;
- Un extrait du casier judiciaire. Attention :
- Si le demandeur n’est pas domicilié en Belgique, il doit fournir un extrait de casier judiciaire ou, à défaut, un document équivalent délivré par l'autorité compétente de l'Etat où il est domicilié, datant de moins de 3 mois ;
- Si le demandeur est domicilié en Belgique depuis moins de 3 ans, il doit fournir un extrait de casier judiciaire délivré par l’autorité belge (modèle 596-2 du Code d’instruction criminelle) ET un extrait de casier délivré par l’autorité compétente de l’Etat où il était précédemment domicilié – les documents devant dater de moins de 3 mois ;
- Si le demandeur est domicilié en Belgique, il doit fournir un extrait de casier judiciaire délivré par l’autorité belge (modèle 596-2 du Code d’instruction criminelle) datant de moins de 3 mois.
- Si le médecin a déjà exercé l'art médical dans l'Etat d'origine ou de provenance ou dans un autre pays, un document n'ayant pas plus de trois mois de date, délivré par l'autorité compétente de ce pays (Ordre national des médecins ou organisme ayant des attributions similaires) certifiant qu’il n’a pas encouru de sanctions disciplinaires, ou comportant un relevé des mesures ou sanctions professionnelles ou administratives prises à son encontre, ainsi que les sanctions pénales, intéressant l'exercice de la profession. Ce certificat original de l'autorité disciplinaire doit couvrir toute la période depuis l'obtention du diplôme de base jusqu’à la demande d’inscription. Si le médecin a exercé dans plusieurs Etats étrangers, il doit produire une attestation d'honorabilité émanant de l'autorité compétente de chacun de ces Etats pour la période durant laquelle il y a exercé ;
- Un curriculum vitae ;
- Une lettre décrivant le projet professionnel en Belgique.
En cas de difficulté, les coordonnées des conseils provinciaux de l'Ordre des médecins sont accessibles via le lien suivant : https://ordomedic.be/fr/conseils-provinciaux/les-conseils-provinciaux/. Le médecin peut solliciter l’aide ou les explications du conseil provincial auprès duquel il souhaite formaliser son inscription.
e. Valorisation de la formation de médecin spécialiste
Le médecin qui a une formation de spécialiste obtenue dans un Etat autre que la Suisse ou qu’un Etat membre de l'EEE et qui souhaite la faire valoriser en Belgique doit accomplir cette démarche dans un second temps.
En effet, il demeure indispensable d’obtenir au préalable (voir points 2.1.a. à 2.1.d.) :
- L'équivalence de sa formation de base ;
- L'autorisation de pratiquer ;
- Et l'inscription au Tableau de l'Ordre.
Lorsque cette première étape est accomplie et en ordre, le médecin doit introduire auprès de la commission d'agrément compétente d'une des Communautés de Belgique une demande de valorisation de sa formation de médecin spécialiste.
Celle-ci rendra un avis qui peut consister :
- Soit, à attribuer l'agrément ;
- Soit, à refuser d’attribuer l’agrément ;
- Soit, à inviter le candidat à compléter sa formation pendant une période déterminée afin d'obtenir l'agrément.
En cas d'avis positif, un arrêté ministériel donnant au médecin le droit de porter le titre de médecin spécialiste en Belgique lui est attribué.
ATTENTION : le médecin titulaire d'une formation médicale de base qui souhaite commencer une spécialisation en Belgique doit être inscrit au tableau de l'Ordre des médecins.
2. 2. En cas de formation clinique limitée
Aux conditions qu’il définit, l’article 146 de la loi coordonnée du 10 mai 2015 relative à l’exercice des professions des soins de santé autorise le Roi à accorder des dispenses spéciales pour l’exercice en Belgique de certains actes médicaux seulement.
Plusieurs conditions doivent être réunies, dont celle d’être titulaire d’un diplôme de base de médecin émis par un Etat n’étant pas membre de l’Union européenne.
Il s’agit d’une formation limitée dans le temps dite « formation clinique limitée », mise sur pied dans le cadre d’une coopération médicale et scientifique de l’UE avec d’autres Etats.
Les dispenses spéciales pour l'exercice de certains actes de l'art de guérir, accordées par arrêtés royaux, sont conditionnelles et limitées à ces actes, susceptibles de permettre d'acquérir la formation spécifique dont question.
Le médecin qui reçoit une telle dispense ne peut, en aucun cas, exercer sous sa propre responsabilité. La formation autorisée par cette dispense se déroule sous la coordination et la supervision d'un hôpital universitaire ou d'un service universitaire désigné par le Roi, sous la direction et la supervision d'un maître de stage agréé par le ministre de la Santé publique compétent. Le maître de stage visé doit être lié en tant que collaborateur académique autonome à une faculté de médecine proposant un programme d'étude complet. Un seul médecin peut être formé sur base de cet article 146 auprès du maître de stage dans ce service de stage.
Ses activités ne peuvent pas être prises en considération pour l'exécution des prestations donnant lieu à une intervention visée à la loi relative à l'assurance obligatoire soins de santé et indemnités coordonnée le 14 juillet 1994.
Les stages effectués ne sont valables que dans le cadre de l’application de l’article 146 de la loi du 10 mai 2015 relative à l’exercice des professions des soins de santé, et ne peuvent en aucun cas, être pris en considération en vue d’obtenir une reconnaissance d’un plan de stage ou une agréation en qualité de médecin spécialiste, conformément aux dispositions de l’arrêté royal du 21 avril 1983 fixant les modalités de l’agréation des médecins spécialistes et des médecins généralistes.
Afin de pouvoir suivre une formation clinique limitée en Belgique, il faut introduire une demande auprès du ministre qui a la Santé publique dans ses attributions, lequel sollicitera l'avis du Conseil supérieur des médecins spécialistes et des médecins généralistes. Le médecin doit apporter la preuve de ses connaissances linguistiques. En cas de décision positive, le médecin reçoit par arrêté royal des dispenses spéciales pour l'exercice sous conditions de certaines activités relevant de l'art de guérir.
Pour plus de renseignements, voir le point « Formation clinique limitée pour les médecins titulaires d’un diplôme non européen » sur le site :
Le bénéficiaire de cette formation spécifique doit obligatoirement se signaler au conseil provincial compétent de l'Ordre des médecins et lui transmettre les documents suivants :
- La copie recto-verso de la carte eID du demandeur belge ou la copie du passeport du demandeur étranger ;
- La copie du diplôme de base de médecin ;
- La copie de l’arrêté royal autorisant la pratique conditionnelle et supervisée de certains actes de l’art de guérir indispensables à l’acquisition de connaissances dans une spécialité ;
- La copie du visa délivré par le SPF Santé publique ;
- Un extrait du casier judiciaire. Attention :
- Si le demandeur n’est pas domicilié en Belgique, il doit fournir un extrait de casier judiciaire ou, à défaut, un document équivalent délivré par l'autorité compétente de l'Etat où il est domicilié, datant de moins de 3 mois ;
- Si le demandeur est domicilié en Belgique depuis moins de 3 ans, il doit fournir un extrait de casier judiciaire délivré par l’autorité belge (modèle 596-2 du Code d’instruction criminelle) ET un extrait de casier délivré par l’autorité compétente de l’Etat où il était précédemment domicilié – les documents devant dater de moins de 3 mois ;
- Si le demandeur est domicilié en Belgique, il doit fournir un extrait de casier judiciaire délivré par l’autorité belge (modèle 596-2 du Code d’instruction criminelle) datant de moins de 3 mois.
- Un certificat de « bonne conduite » professionnelle (ou document équivalent), datant de moins de 3 mois, délivré par l'autorité compétente de l’Etat d’origine ou de provenance (Ordre national des médecins ou organisme ayant des attributions similaires) certifiant qu’il n’a pas encouru de sanctions disciplinaires, ou comportant un relevé des mesures ou sanctions professionnelles ou administratives prises à son encontre, ainsi que les sanctions pénales, intéressant l'exercice de la profession. Ce certificat de l'autorité disciplinaire doit couvrir toute la période depuis l'obtention du diplôme de base jusqu’au signalement. Si le médecin a exercé dans plusieurs Etats étrangers, il doit produire une attestation d'honorabilité émanant de l'autorité compétente de chacun de ces Etats pour la période durant laquelle il y a exercé.
ATTENTION : l’extrait de casier judiciaire et le(s) certificat(s) de bonne conduite professionnelle doivent être rédigés en français, néerlandais, allemand ou anglais. Dans la négative, les documents originaux doivent être transmis accompagnés de leurs traductions jurées dans l’une de ces quatre langues.
3. Inscription aux tableaux de différents Etats
En règle, l’inscription simultanée aux tableaux de plusieurs Etats est admise par l’Ordre des médecins de Belgique dès lors que les conditions d’exercice sont respectées.
Le médecin doit informer le conseil provincial de l’Ordre belge auprès duquel il est inscrit s’il est également inscrit à un tableau étranger, quel qu’il soit.